Services de paiement · Fraude au président · Négligence grave
Note sous Cass. com., 8 octobre 2026, n° 25‑17.510, FS-B (cassation)
Par Maître Yann Gré, Avocat au Barreau du Val-de-Marne · 31 octobre 2026
La banque qui exécute un ordre de virement reçu par télécopie, alors que ce mode de transmission n'était plus l'instrument de paiement convenu avec son client, ne peut lui opposer sa négligence grave pour se soustraire à la charge d'une opération non autorisée. Rendu en formation de section dans une affaire de « fraude au président », l'arrêt rattache la négligence grave aux seules obligations qui accompagnent l'instrument de paiement délivré au client et aux conditions convenues pour son usage.
L'arrêt (extraits)
4. Il résulte de ces textes qu'en cas d'opération de paiement non autorisée, le prestataire de services de paiement ne peut s'exonérer de sa responsabilité que lorsque l'utilisateur du service de paiement manque par négligence grave à ses obligations d'utiliser l'instrument de paiement qui lui a été délivré conformément aux conditions régissant sa délivrance et son utilisation ou ne prend pas toute mesure raisonnable pour préserver la sécurité de ses données de sécurité personnalisées.
8. En statuant ainsi, alors qu'elle avait relevé que la télécopie n'était plus l'instrument de paiement convenu entre les parties, de sorte que la banque, qui avait accepté d'exécuter une opération de paiement au moyen d'un tel instrument, ne pouvait pas reprocher à la société une négligence grave, la cour d'appel a violé les textes susvisés.
Cass. com., 8 oct. 2026, n° 25‑17.510, arrêt n° 582 FS-B, cassation[1]
Dans la « fraude au président », un correspondant se présente comme un dirigeant de l'entreprise ou comme son avocat et obtient d'un collaborateur qu'il fasse partir des fonds vers l'étranger. Une fois le virement exécuté, la discussion se reporte sur la banque : doit-elle supporter la perte, ou peut-elle reprocher à son client de s'être laissé tromper ?
Le 16 décembre 2019, l'assistante administrative du président d'une société, contactée par une personne se faisant passer pour l'avocat de la société, transmet à la banque, par télécopie, un ordre de virement portant la fausse signature du président, à destination d'une banque située en Hongrie, afin de financer une prétendue opération financière. L'ordre est confirmé par un courriel de l'assistante ; la banque l'exécute le 17 décembre. Les modalités de transmission des ordres avaient pourtant changé. De 2009 à mars 2017, la société télétransmettait ses ordres de virement et les confirmait par télécopie. Un contrat du 10 mars 2017, dit « HSBC Connect sous protocole EBICS TS », avait mis en place un système sécurisé de télétransmission permettant notamment les remises de virements internationaux, avec une clé numérique « 3S Key » prévue au dispositif de sécurité personnalisé souscrit par la société. Depuis mars 2017, la société n'utilisait plus la télécopie.
La société a assigné la banque en remboursement du virement et en réparation de ses préjudices. Par un jugement du 9 mars 2023, le tribunal de commerce de Paris a condamné la banque à lui payer 382 997,18 euros et 3 334,43 euros. Par un arrêt du 28 mai 2025, la cour d'appel de Paris rejette au contraire ses demandes. Elle relève que la transmission par télécopie de l'ordre litigieux « dérogeait au processus sécurisé convenu en 2017 et aux pratiques de la société », ce dont elle déduit que l'opération n'était pas autorisée. Elle écarte l'article L. 133‑19, IV, du code monétaire et financier, qui concernerait selon elle le cas particulier des instruments de paiement dotés d'un dispositif de sécurité personnalisé, puisque l'ordre n'avait pas été donné au moyen de la clé numérique. Elle admet néanmoins la banque à se prévaloir de la négligence grave de sa cliente « au sens de l'article L. 133‑16 », qu'elle juge établie.
La question était de savoir si la banque peut opposer à son client une négligence grave commise en dehors de l'instrument de paiement convenu entre eux. La chambre commerciale, financière et économique répond par la négative. Au visa des articles L. 133‑16 et L. 133‑19, IV, interprétés à la lumière des articles 69 et 74 de la directive (UE) 2015/2366 du 25 novembre 2015, dite DSP2, elle casse l'arrêt en toutes ses dispositions et renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Paris autrement composée.
Rendu en formation de section, après avis écrit de l'avocate générale référendaire et avis oral de l'avocate générale, l'arrêt est publié au Bulletin. Il ne revient, à notre connaissance, sur aucune solution antérieure : il fixe le sens de textes que la cour d'appel avait combinés de manière contradictoire. Il rattache la négligence grave à l'instrument de paiement convenu (I), ce qui la rend inopposable au client lorsque la banque a exécuté un ordre reçu hors de la procédure contractuelle, solution dont il faut mesurer la portée pour les entreprises (II).
I. La négligence grave, rattachée à l'instrument de paiement convenu
La Cour lit les textes comme un dispositif fermé d'exonération (A), dont l'instrument convenu constitue le point d'ancrage (B).
A. Une exonération enfermée dans les obligations de l'article L. 133‑16
Le raisonnement de la cour d'appel tenait en deux temps difficilement conciliables. Elle refusait d'appliquer l'article L. 133‑19, IV, faute pour l'opération d'avoir été réalisée au moyen de l'instrument sécurisé, puis retrouvait dans l'article L. 133‑16 la cause d'exonération qu'elle venait d'écarter. C'était prêter à ce texte une fonction qu'il n'a pas. L'article L. 133‑16 énonce des obligations : dès qu'il reçoit un instrument de paiement, l'utilisateur prend toute mesure raisonnable pour préserver la sécurité de ses données de sécurité personnalisées ; il utilise cet instrument conformément aux conditions régissant sa délivrance et son utilisation. Il ne dit rien de la répartition des pertes. Celle-ci relève de l'article L. 133‑19, IV, selon lequel le payeur supporte toutes les pertes occasionnées par des opérations non autorisées si elles résultent d'un agissement frauduleux de sa part ou s'il n'a pas satisfait, intentionnellement ou par négligence grave, aux obligations des articles L. 133‑16 et L. 133‑17[2].
Le paragraphe 4 de l'arrêt tire de cette articulation une règle d'exclusivité. Le prestataire « ne peut s'exonérer de sa responsabilité que lorsque » l'utilisateur manque par négligence grave à l'une des deux obligations de l'article L. 133‑16. Hors l'agissement frauduleux du payeur et le manquement, intentionnel ou gravement négligent, à son obligation d'informer sans tarder le prestataire (art. L. 133‑17), que l'espèce ne mettait pas en cause, et sous réserve des dérogations conventionnelles examinées plus loin, la tournure restrictive ferme la voie à toute autre cause d'exonération tirée du comportement du client, telle que la simple imprudence ou la crédulité d'un préposé. La directive y conduisait. Son article 74, paragraphe 1, ne fait supporter au payeur toutes les pertes qu'en cas d'agissement frauduleux ou de manquement, intentionnel ou gravement négligent, « à une ou à plusieurs des obligations qui lui incombent en vertu de l'article 69 ». Or l'article 69 impose notamment d'utiliser l'instrument conformément aux conditions régissant son émission et son utilisation, obligation qui comprend la préservation de la sécurité des données de sécurité personnalisées ; il impose aussi d'informer sans tarder le prestataire de toute utilisation non autorisée[3]. L'interprétation conforme, annoncée dès le visa, interdit d'ajouter au droit national une exonération que le texte européen ignore.
On peut juger imprudente l'assistante qui fait partir des fonds vers l'étranger sur les instructions, reçues par téléphone et par courriel, d'un prétendu avocat. Mais la négligence grave du droit des services de paiement n'est pas une imprudence quelconque : c'est le manquement qualifié à des obligations attachées à un instrument déterminé, qu'il faut encore identifier.
B. Un instrument défini par l'accord des parties
L'instrument de paiement n'est pas nécessairement un objet. Selon l'article L. 133‑4, c), du code monétaire et financier, il s'entend, alternativement ou cumulativement, « de tout dispositif personnalisé et de l'ensemble de procédures convenu entre l'utilisateur de services de paiement et le prestataire de services de paiement et utilisé pour donner un ordre de paiement », définition qui reprend l'article 4, point 14, de la directive[4]. Le critère est l'accord des parties. La Cour de justice l'a montré à propos de la définition, identique en substance, de la directive 2007/64. La procédure d'émission d'un ordre de virement par un bulletin revêtu de la signature manuscrite du payeur constitue un instrument de paiement, au même titre que la procédure d'ordre en ligne (CJUE, 9 avril 2014, T-Mobile Austria, aff. C-616/11). Une procuration n'en constitue pas un en soi ; peut en revanche être qualifié d'instrument de paiement « un ensemble de procédures, convenu entre le titulaire de ce compte et le prestataire de services de paiement », permettant au mandataire d'initier un ordre de paiement (CJUE, 11 juillet 2024, Eurobank Bulgaria, aff. C-409/22)[5].
Une procédure d'ordre par télécopie peut donc constituer un instrument de paiement, à condition d'être convenue. En l'espèce, elle avait servi, de 2009 à mars 2017, à confirmer les ordres télétransmis, avant que le contrat de 2017 n'organise une autre procédure, sécurisée par une clé numérique. La cour d'appel avait certes relevé que ce contrat « n'exclut pas que les parties puissent employer d'autres modes de transmission d'un virement, notamment par télécopie ». Mais elle constatait aussi que l'ordre faxé dérogeait au processus sécurisé convenu ; la Cour de cassation en retient que la télécopie « n'était plus l'instrument de paiement convenu entre les parties ». On peut en déduire qu'un mode de transmission que le contrat n'interdit pas ne devient pas, de ce seul fait, un instrument convenu. Aucune des obligations de l'article L. 133‑16 ne pouvait dès lors s'attacher à la télécopie : elle n'était plus un instrument délivré au client, soumis à des conditions de délivrance et d'utilisation au regard desquelles apprécier un manquement. C'est ce qu'exprime la locution « de sorte que » du paragraphe 8.
La Cour ajoute que la banque « avait accepté d'exécuter une opération de paiement au moyen d'un tel instrument ». Sans qualifier sa conduite ni se prononcer sur une éventuelle faute, l'arrêt lui interdit de se prévaloir, contre son client, d'une négligence grave à propos d'un ordre qu'elle a elle-même accepté d'exécuter hors de la procédure convenue. Le moyen soutenait, quant à lui, que l'exonération de l'article L. 133‑19, IV, suppose un instrument doté de données de sécurité personnalisées. La Cour ne reprend pas cette lecture : le paragraphe 4 vise alternativement l'obligation d'utiliser l'instrument conformément à ses conditions et celle de préserver la sécurité des données. Le critère décisif, en l'espèce, n'est pas la présence d'un dispositif de sécurité, mais l'existence d'un instrument convenu.
II. L'ordre reçu hors de la procédure convenue : une négligence grave inopposable
La solution s'inscrit dans un mouvement cohérent de la jurisprudence (A) ; sa portée pour les entreprises doit être mesurée avec précision (B).
A. Une solution cohérente avec la jurisprudence récente
L'arrêt complète une série de décisions qui, depuis deux ans, ramènent le contentieux de la fraude à la lettre du code monétaire et financier. Le premier jalon tient à l'autorisation. Le consentement est donné « sous la forme convenue » entre le payeur et son prestataire ; en son absence, l'opération est réputée non autorisée (art. L. 133‑7). La chambre commerciale en a déduit que la cour d'appel qui tire le consentement du payeur, lorsque celui-ci le conteste, du recours à la forme convenue inverse la charge de la preuve (Cass. com., 1er juill. 2026, n° 25‑13.134, F-B) et que la preuve de l'autorisation incombe au prestataire (Cass. com., 9 sept. 2026, n° 25‑15.225, F-B)[6]. Un ordre transmis hors de la procédure convenue et revêtu d'une signature contrefaite se situe a fortiori hors de toute autorisation.
Le deuxième tient à la négligence grave elle-même. Lorsque le prestataire entend faire supporter les pertes à l'utilisateur d'un instrument doté d'un dispositif de sécurité personnalisé, il doit au préalable prouver que l'opération a été authentifiée, dûment enregistrée et comptabilisée et qu'elle n'a pas été affectée par une déficience technique ou autre (Cass. com., 20 nov. 2024, n° 23‑15.099, F-B ; Cass. com., 30 avr. 2025, n° 24‑10.149)[7]. L'arrêt du 8 octobre 2026 se place un cran plus tôt : lorsque la banque a accepté d'exécuter un ordre transmis par un instrument qui n'était plus convenu, elle ne peut pas même invoquer la négligence grave de son client. Un ordre arrivé par télécopie ne pouvait d'ailleurs pas être authentifié au moyen de la clé numérique prévue par le contrat.
Le troisième tient au calendrier du remboursement. Une semaine après l'arrêt commenté, la Cour de justice a jugé que le prestataire ne peut refuser de rembourser immédiatement une opération non autorisée au motif que le payeur l'aurait rendue possible par une négligence grave ; celle-ci ne peut être invoquée qu'ensuite, par le prestataire qui réclame au payeur le remboursement des pertes et à qui il incombe de prouver cette négligence (CJUE, 15 oct. 2026, Tukowiecka, aff. C-70/25)[8]. Les deux décisions se combinent, y compris, selon nous, lorsque le client est une entreprise : la Cour de justice s'appuie certes sur l'objectif de protection des consommateurs, mais l'article L. 133‑18 ne figure pas parmi les dispositions auxquelles l'article L. 133‑2 permet de déroger. La banque ne peut différer le remboursement en invoquant la négligence grave de son client ; lorsque l'ordre a été reçu hors de l'instrument convenu, elle ne peut davantage s'en prévaloir ensuite.
B. Une portée à mesurer pour les entreprises
L'arrêt ne concerne que les opérations non autorisées. Dans bien des fraudes au président, ce n'est pas un faux ordre qui parvient à la banque, mais un ordre saisi par un salarié trompé dans l'espace de banque à distance, au moyen des outils convenus. La banque soutiendra alors que l'opération a été autorisée. Le débat se déplacera vers le consentement et, lorsqu'aucun régime exclusif ne l'écarte, vers le devoir de vigilance du banquier : la responsabilité contractuelle de droit commun est ainsi exclue lorsque l'opération relève du régime de l'article L. 133‑21, relatif à l'identifiant unique (Cass. com., 9 sept. 2026, préc., § 16). L'espèce présentait la configuration inverse : la signature était fausse et la télécopie n'était plus l'instrument convenu.
La cassation étant totale, la cour de renvoi rejugera l'ensemble du litige. Elle n'est pas tenue, en droit, de suivre la doctrine de la chambre commerciale : seule la juridiction de renvoi désignée par l'assemblée plénière doit se conformer à la décision de celle-ci sur les points de droit jugés (art. L. 431‑4 du code de l'organisation judiciaire). Mais si elle retenait de nouveau une négligence grave dans l'usage de la télécopie, l'affaire devrait, sur un pourvoi fondé sur les mêmes moyens, être renvoyée devant l'assemblée plénière (art. L. 431‑6 du même code).
Il faut ensuite tenir compte de la liberté contractuelle qui subsiste entre la banque et l'entreprise. L'article L. 133‑2 permet, sauf lorsque l'utilisateur est une personne physique agissant pour des besoins non professionnels, de déroger par contrat aux dispositions qu'il énumère, parmi lesquelles les articles L. 133‑19 et L. 133‑23 ; l'article 61, paragraphe 1, de la directive permet de même d'écarter, en tout ou en partie, son article 74. Les articles L. 133‑16 et L. 133‑18 ne figurent pas dans cette liste. Avec un client qui n'est pas un consommateur, la convention peut donc aménager, dans ces limites, la répartition des pertes ou les règles de preuve ; la portée d'une clause dépend alors de ses termes exacts, qui restent soumis au droit commun des contrats. L'arrêt ne fait état d'aucune stipulation de cette nature. Sa logique conduit toutefois, selon nous, à n'admettre une telle stipulation que si elle vise l'instrument effectivement utilisé : une clause conçue pour la clé numérique ne devrait pas pouvoir être étendue à un mode de transmission qui n'est plus l'instrument convenu.
Le délai de signalement appelle la même attention. L'article L. 133‑24 impose de signaler l'opération sans tarder et au plus tard dans les treize mois suivant la date de débit, sous peine de forclusion ; mais les parties peuvent convenir d'un délai distinct lorsque l'utilisateur n'est pas une personne physique agissant pour des besoins non professionnels[9]. Dès la découverte de la fraude, l'entreprise doit donc vérifier le délai que prévoit sa convention.
En pratique
· Entreprise victime : retrouver la convention de banque à distance en vigueur au jour de l'ordre et identifier les instruments de paiement convenus. Si la banque a exécuté un ordre reçu par une autre voie, elle ne peut fonder sur cet usage un reproche de négligence grave.
· Signaler l'opération sans délai et réclamer le remboursement prévu par l'article L. 133‑18, en vérifiant le délai de contestation stipulé par la convention.
· Rechercher les clauses dérogatoires permises par l'article L. 133‑2 et vérifier qu'elles visent l'instrument réellement utilisé.
· Banque : ne pas exécuter un ordre reçu en dehors de la procédure convenue, ou en organiser le traitement par une stipulation expresse.
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La négligence grave reste au cœur des refus de remboursement opposés aux victimes de fraude. L'arrêt du 8 octobre 2026 en fixe le périmètre : elle ne se conçoit qu'au regard de l'instrument que la banque a délivré et des conditions convenues pour son usage. Lorsque la banque sort elle-même de ce cadre, elle ne peut plus l'opposer à son client.
Le cabinet assiste les entreprises et les particuliers victimes de fraudes aux moyens de paiement, devant les juridictions du Val-de-Marne et la Cour d'Appel de Paris.
Yann Gré
Avocat au Barreau du Val-de-Marne · Chargé d’enseignement à l’UPEC
16, rue Paul Séjourné, 94000 Créteil · Tél. : 01 49 81 99 70
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[1] Cass. com., 8 oct. 2026, n° 25‑17.510, arrêt n° 582 FS-B : https://www.courdecassation.fr/decision/6ac78b72c27382d099524ab1. Arrêt attaqué : CA Paris, pôle 5, ch. 6, 28 mai 2025, n° 23/06554 : https://www.courdecassation.fr/decision/6837eefd85f0c55772f410ad
[2] C. mon. fin., art. L. 133‑16 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035430501 ; art. L. 133‑19 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035430527
[3] Dir. (UE) 2015/2366 du Parlement européen et du Conseil du 25 nov. 2015, art. 69 et 74, § 1 : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32015L2366
[4] C. mon. fin., art. L. 133‑4, c) : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035430451 ; dir. (UE) 2015/2366, préc., art. 4, point 14.
[5] CJUE, 5e ch., 9 avr. 2014, T-Mobile Austria, aff. C-616/11, dispositif, point 2 : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:62011CJ0616 ; CJUE, 5e ch., 11 juill. 2024, Eurobank Bulgaria, aff. C-409/22, dispositif, point 1 : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:62022CJ0409. Les deux arrêts interprètent l'article 4, point 23, de la directive 2007/64/CE.
[6] Cass. com., 1er juill. 2026, n° 25‑13.134, F-B, § 3 à 6 : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000054392395 ; Cass. com., 9 sept. 2026, n° 25‑15.225, F-B, § 16 et 21 à 23 : https://www.courdecassation.fr/decision/6aa13871195da062e0d12d80 ; C. mon. fin., art. L. 133‑7 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035430443
[7] Cass. com., 20 nov. 2024, n° 23‑15.099, F-B, § 4 : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000050704007 ; Cass. com., 30 avr. 2025, n° 24‑10.149, § 4 : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000051553964
[8] CJUE, 1re ch., 15 oct. 2026, Tukowiecka (nom fictif attribué par la Cour), aff. C-70/25, pts 38, 40 et 46 : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:62025CJ0070
[9] C. org. jud., art. L. 431‑4 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006572213 ; art. L. 431‑6 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006572215 ; C. mon. fin., art. L. 133‑2 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037294418 ; art. L. 133‑24 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035430562 ; dir. (UE) 2015/2366, préc., art. 61, § 1.


